Étiquette : PME

  • Windows 10 n’est plus supporté : ce que cela change vraiment

    Depuis le 14 octobre 2025, Microsoft a mis fin au support standard de Windows 10. Concrètement, les postes encore sous cet OS ne reçoivent plus automatiquement les correctifs de sécurité mensuels, ni les corrections de bugs, ni l’assistance technique. Au moment de l’échéance, près de 60 % du parc Windows mondial tournait encore sous Windows 10 : beaucoup de TPE et PME sont donc directement concernées.

    Un poste qui ne reçoit plus de correctifs reste fonctionnel, mais chaque nouvelle faille découverte demeure ouverte. Pour une entreprise, le risque dépasse la simple sécurité : il touche aussi la conformité (RGPD), les exigences des assureurs cyber, et la compatibilité future des logiciels métiers. Un point souvent ignoré : certains certificats racine datant de 2011 arrivent à expiration, et des machines non maintenues peuvent rencontrer des dysfonctionnements au-delà du seul risque d’attaque.

    Les trois options pour une entreprise

    1. Migrer vers Windows 11 (l’option par défaut)

    La mise à niveau vers Windows 11 est gratuite pour tout poste sous licence Windows 10 dont le matériel est éligible. Les prérequis principaux sont la puce TPM 2.0, le Secure Boot et un processeur figurant sur la liste de compatibilité. Pour un parc récent (machines de moins de cinq ans, en général), c’est la voie la plus simple et la plus économique : aucun coût de licence, et un OS maintenu pour plusieurs années.

    La première étape consiste à inventorier le parc et à vérifier l’éligibilité de chaque poste. C’est aussi l’occasion de tester les logiciels métiers sur Windows 11 avant de généraliser.

    2. Souscrire l’ESU commercial (le pont payant)

    Quand la migration ne peut pas être bouclée à temps (matériel partiellement incompatible, dépendances logicielles, contraintes budgétaires), Microsoft propose le programme Extended Security Updates (ESU). Il ne fournit que les correctifs de sécurité critiques et importants : ni nouveautés, ni support technique.

    Pour les entreprises, l’ESU s’achète via les licences en volume ou un prestataire cloud, par poste et par an, jusqu’à trois ans :

    • Année 1 (oct. 2025 – oct. 2026) : environ 61 USD par poste
    • Année 2 (oct. 2026 – oct. 2027) : environ 122 USD par poste
    • Année 3 (oct. 2027 – oct. 2028) : environ 244 USD par poste

    Le tarif double chaque année, et le programme est cumulatif : une entreprise qui n’entre qu’en année 2 doit payer l’année 1 rétroactivement. L’ESU est donc un sas de transition, pas une solution durable. À noter : il est inclus sans surcoût pour les postes sous Windows 365 et Azure Virtual Desktop.

    Attention : l’ESU grand public (gratuit via la sauvegarde Windows, 1 000 points Microsoft Rewards ou environ 30 USD) ne couvre qu’une seule année, jusqu’au 13 octobre 2026, et n’est pas conçu pour des postes professionnels joints à un domaine. Pour un parc d’entreprise, c’est l’ESU commercial qui s’applique.

    3. Renouveler le matériel

    Pour les postes obsolètes ou non éligibles à Windows 11, le remplacement reste souvent l’option la plus rationnelle à moyen terme. Une machine récente arrive sous Windows 11, sous garantie, avec un gain de performance et de sécurité. L’arbitrage se fait au cas par cas : payer l’ESU plusieurs années peut coûter plus cher qu’un renouvellement, surtout avec le doublement annuel des tarifs.

    Quelle option choisir selon votre situation

    • Parc majoritairement éligible Windows 11 : planifiez la migration, c’est gratuit et pérenne.
    • Parc partiellement incompatible, migration impossible à temps : utilisez l’ESU commercial comme pont, le temps d’organiser le renouvellement.
    • Postes anciens ou critiques non migrables : prévoyez le remplacement matériel, en priorisant les postes les plus exposés.
    • À éviter absolument : laisser des postes professionnels sans correctifs. Le risque cyber, la non-conformité et le refus de prise en charge par l’assurance peuvent coûter bien plus que le coût d’une mise à niveau.

    Le calendrier à retenir

    • 14 octobre 2025 : fin du support standard de Windows 10.
    • 13-14 octobre 2026 : fin de l’ESU année 1 (et fin définitive pour le grand public).
    • Octobre 2027 : fin de l’ESU année 2 (entreprises).
    • Octobre 2028 : fin de l’ESU année 3, dernière échéance du programme.

    Que faire maintenant

    La première action utile ne coûte rien : inventorier le parc, identifier les postes encore sous Windows 10, vérifier leur éligibilité à Windows 11, et lister les logiciels métiers à tester. À partir de cet état des lieux, le choix entre migration, ESU et renouvellement devient une décision chiffrée, poste par poste, plutôt qu’une urgence subie. Plus l’arbitrage est anticipé, plus il est économique : chaque mois compte avant la prochaine échéance d’octobre.

    Windows 10 fin de support : options de migration pour TPE/PME en 2026
  • Les entreprises se tournent vers une IA plus frugale face à l’explosion des coûts

    Les entreprises recherchent des modèles d'intelligence artificielle moins coûteux afin de maîtriser leurs dépenses informatiques.
    L’augmentation des coûts liés aux agents IA pousse de nombreuses entreprises à rechercher des solutions plus sobres et plus rentables.

    L’adoption massive des agents d’intelligence artificielle transforme les usages professionnels, mais entraîne également une hausse significative des dépenses informatiques. Entre les coûts de calcul, les abonnements aux modèles avancés et les besoins croissants en infrastructure, certaines entreprises constatent une augmentation rapide de leur budget consacré à l’IA.

    Face à cette situation, de nombreuses organisations réévaluent leurs choix technologiques. Plutôt que de s’appuyer systématiquement sur les modèles les plus puissants, elles privilégient désormais des solutions plus légères, adaptées à leurs besoins réels et offrant un meilleur rapport coût-performance.

    Cette évolution favorise l’émergence d’approches hybrides combinant modèles locaux, IA open source et services cloud spécialisés. L’objectif est de conserver les gains de productivité apportés par l’intelligence artificielle tout en limitant l’impact financier à long terme.

    Pour les PME et les indépendants, cette tendance confirme qu’une stratégie IA efficace ne consiste pas nécessairement à utiliser les modèles les plus coûteux, mais à sélectionner les outils les mieux adaptés aux usages métiers et aux contraintes budgétaires.

    Source : Boursorama

  • La réforme de la facturation électronique arrive rapidement. D’ici 2026, toutes les entreprises devront émettre et recevoir des factures dans un format structuré et conforme.

    Concrètement : les simples PDF ne suffiront plus.

    Ce changement va profondément transformer les outils utilisés par les indépendants, TPE et PME. Certains logiciels deviendront obsolètes, tandis que d’autres vont s’imposer comme standards.


    ⚠️ Une réforme qui change les règles

    La transition impose :

    • des formats structurés (Factur-X, UBL, CII)
    • une transmission via des plateformes agréées
    • un contrôle automatisé des données

    Conséquence directe : la facturation devient un flux numérique interconnecté, et non plus un simple document.


    🧠 Les 3 types de logiciels à connaître

    1. Solutions simples (freelances / indépendants)

    Exemples : Henrri, Freebe

    • prise en main rapide
    • interface simple
    • coût réduit

    Limites :

    • peu d’intégrations
    • adaptation limitée à la réforme

    👉 Adapté pour une activité simple.


    2. Solutions complètes (PME / croissance)

    Exemples : Pennylane, Sellsy

    • automatisation avancée
    • suivi financier global
    • intégration comptable

    Limites :

    • coût plus élevé
    • paramétrage nécessaire

    👉 Recommandé pour structurer une activité.


    3. Solutions orientées conformité (anticipation 2026)

    Exemples : Yooz, Sage Business Cloud

    • gestion des flux électroniques
    • compatibilité avec les plateformes de dématérialisation
    • conformité anticipée

    Limites :

    • complexité
    • surdimensionné pour certains indépendants

    👉 À privilégier pour les structures avec du volume.


    🔥 Le vrai critère : l’intégration

    Le choix d’un logiciel ne doit plus se faire uniquement sur ses fonctionnalités visibles.

    Le critère clé devient : sa capacité à s’intégrer dans votre écosystème.

    • connexion avec plateforme de facturation
    • export en Factur-X
    • automatisation via API
    • liaison avec CRM et paiements

    👉 Objectif : réduire la saisie manuelle et sécuriser les flux.


    ⚙️ Recommandation concrète

    • Facturation : solution complète type Pennylane
    • Automatisation : scripts + API
    • Suivi client : CRM léger
    • Intervention : outils d’accès distant

    Résultat :

    • gain de temps
    • moins d’erreurs
    • meilleure rentabilité

    📈 Opportunité business

    Beaucoup d’entreprises ne sont pas prêtes.

    👉 Opportunités :

    • audit de conformité
    • déploiement d’outils
    • accompagnement client

    Positionnement possible :
    “Mise en conformité facturation électronique en 48h”


    🧾 Conclusion

    La facturation électronique est une transformation structurelle.

    Les entreprises qui anticipent :

    • gagnent en productivité
    • sécurisent leur gestion
    • prennent de l’avance